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Le N’ko entre dans l’ère numérique avec Google Traduction et l’intelligence artificielle

Le N’ko entre dans l’ère numérique avec Google Traduction et l’intelligence artificielle

Lors de la conférence scientifique célébrant le 76ᵉ anniversaire de la création de l’alphabet N’ko, un message fort a été porté par Solo Faraba-do Cissé, vice-président de l’Organisation Internationale N’ko. Il a annoncé que l’écriture N’ko est désormais intégrée à Google Traduction, ouvrant ainsi une nouvelle ère de visibilité et d’accessibilité pour les locuteurs et les chercheurs du monde entier.

Cette reconnaissance technologique constitue une avancée majeure pour l’écriture conçue en 1949 par Solomana Kanté, et aujourd’hui enseignée dans de nombreuses institutions académiques, dont l’Université de Harvard, l’Université du Caire, et plus d’une dizaine d’autres à travers le monde.

Au-delà de Google, Solo Faraba-do Cissé a également évoqué les travaux en cours visant à intégrer le N’ko dans les technologies d’intelligence artificielle, notamment les interfaces de traitement automatique du langage, la synthèse vocale, et les systèmes d’analyse sémantique.

« Le N’ko a quitté les cercles restreints des passionnés. Il devient un outil mondial de communication et de savoir. Les machines doivent désormais comprendre notre écriture, nos structures, nos idées », a-t-il déclaré.

Cette dynamique répond à un besoin croissant d’internationalisation des écritures africaines, et à la nécessité d’adapter les outils technologiques aux réalités linguistiques du continent. Pour les organisateurs de l’événement, cette évolution n’est pas seulement symbolique : elle est stratégique pour l’avenir de l’éducation, de la recherche et du développement culturel en Afrique.

Le projet d’intégration du N’ko dans l’intelligence artificielle fait écho aux appels lancés tout au long de la conférence pour officialiser les langues nationales et les rendre visibles non seulement dans l’administration, mais aussi dans le numérique, les universités et les espaces scientifiques.

Les experts présents à Kankan ont ainsi salué les efforts de standardisation de l’écriture N’ko, son système rigoureux, sa clarté linguistique, et son potentiel unique d’unification des langues mandingues.

La numérisation du N’ko constitue une nouvelle étape dans sa reconnaissance internationale, et un espoir pour toutes les écritures africaines marginalisées depuis des siècles.

Par nos équipes sur le terrain :
Sitan Kaba, Molandi Magassouba, Fanta Karifa Sidibé, Djonmasinilon Kallo, Soulandi Sacko, Lancinè Camara, Djibril Condé, Souleymane Sangaré
silabosoona.com

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